"L’écriture est solitaire, la lecture aussi ; de l’une à l’autre la communion est intense et les rencontres rares. L’écrivain et le lecteur se cherchent en un dialogue purement virtuel fait de bouteilles à la mer qui n’arrivent jamais au destinataire. Sur cet océan de frustration apparaissent quelques îles fortunées où les uns et les autres peuvent se retrouver, se connaître, échanger. Montmorillon est devenu un de ces lieux privilégiés. De sa ville natale, Régine Deforges, à qui l’on ne saurait rien refuser, a fait l’une des étapes les plus heureuses de cet archipel du livre qui s’est développé en France au cours des dernières décennies. Ici se nouent ces rencontres aussi improbables qu’enrichissantes entre ceux qui connaissent l’angoisse de la page blanche, disons de l’écran vide, et ceux qui savourent le bonheur d’une navigation au long cours dans le texte. Présider une telle fête du livre c’est tout à la fois un honneur et un bonheur. Dès ma première visite à Montmorillon, j’ai su que j’y reviendrais.
Couler l’histoire dans les mots, c’est un art exigeant autant qu’envoûtant. Car la réalité ne se laisse pas aisément emprisonner dans l’écriture. Certes elle se décrit sans peine : la langue est faite pour cela. Mais elle se réduit alors au constat que dressent nos manuels scolaires. Seul le talent d’un écrivain peut faire revivre pour le lecteur, les événements et les personnages, les décors et les paysages, les intrigues cachées et les forces souterraines. Or tout est là. Les œuvres, même les plus grandes, peuvent se résumer en quelques phrases. Mais elles disparaissent lorsqu’elles sont ainsi réduites à l’information. Le miracle du livre, c’est de nous emporter dans l’histoire. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, peu importe, pourvu que nous l’ayons vécue et seul un écrivain peut ainsi faire naître l’émotion des mots et enfermer dans une couverture un monde auquel le lecteur ne résistera pas." François de Closets
François de Closets mène, depuis une trentaine d’années, une double carrière de journaliste et d’écrivain. Baigné dans l'Histoire depuis ses débuts avec notamment la couverture de la guerre d'Algérie, il est pourtant d'abord spécialiste des questions scientifiques à la télévision, puis d'économie avec L'Enjeu, de questions de société avec Médiations, puis de santé et de sciences sur France 2. En 2011, il a une nouvelle fois été en tête des best-sellers avec son ouvrage L'Echéance (Fayard, avec Irène Inchauspé) pour lequel il a reçu le Prix de l'Excellence économique. Auteur sans tabous, il analyse des thèmes majeurs et récurrents dans l'actualité de la France tels que la crise économique, les politiques en proposant quelques constats et préconisations pertinentes pour son avenir.
Couler l’histoire dans les mots, c’est un art exigeant autant qu’envoûtant. Car la réalité ne se laisse pas aisément emprisonner dans l’écriture. Certes elle se décrit sans peine : la langue est faite pour cela. Mais elle se réduit alors au constat que dressent nos manuels scolaires. Seul le talent d’un écrivain peut faire revivre pour le lecteur, les événements et les personnages, les décors et les paysages, les intrigues cachées et les forces souterraines. Or tout est là. Les œuvres, même les plus grandes, peuvent se résumer en quelques phrases. Mais elles disparaissent lorsqu’elles sont ainsi réduites à l’information. Le miracle du livre, c’est de nous emporter dans l’histoire. Qu’elle soit réelle ou imaginaire, peu importe, pourvu que nous l’ayons vécue et seul un écrivain peut ainsi faire naître l’émotion des mots et enfermer dans une couverture un monde auquel le lecteur ne résistera pas." François de Closets
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